L’importance de la Chambre des métiers et de l’artisanat ?

Chaque artisan, ou futur artisan, sait ce qu’est une Chambre des métiers. Un organisme de formation, d’information et de regroupement.

Et pour chaque personnel d’un CMA, l’Artisanat est une valeur primordiale.

  • Mais savez-vous tous les services que cet organisme peut vous apporter ?
  • Si vous êtes déjà lancé dans votre métier, savez-vous comment la CMA peut vous aider ?

Les enjeux sont grands, et peuvent changer complètement votre trajectoire de lancement ou de reprise d’entreprise. Toutes les réponses dans cette page.

Quelles sont les missions et rôles de la Chambre des métiers et de l’artisanat ?

Les Chambres des métiers et de l’artisanat ont été créées à la fois pour représenter les artisans, mais également pour leur fournir une plateforme leur permettant de contribuer au développement de leur activité.

Pour ce faire, ils engagent un certain nombre d’actions :

Promotion des entreprises, promotion de l’artisanat en général, aide au développement économique des régions, contribution à l’expansion du domaine des métiers, aides au moment de la création ou de la reprise d’une activité artisanale, défense des intérêts des entrepreneurs artisans, mais aussi un rôle important de conseil, comme pour l’inscription au Répertoire des métiers…


Les CMA, par ces actions, aident les artisans tant à monter leur activité qu’à la maintenir à flot et saine dans le temps, et la faire prospérer.

Lobbying

L’Assemblée permanente des Chambres des métiers et de l’artisanat (APCMA) tient auprès de la Commission européenne un rôle de lobbyiste. C’est-à-dire qu’elle œuvre pour faire reconnaître et valoir le savoir-faire artisan.


Elle est ainsi inscrite au Registre de transparence des représentants d’intérêts depuis 2011.

La promotion de la formation

Par ailleurs les Chambres des métiers de l’artisanat sont investies de la mission de promouvoir tant la formation continue que l’apprentissage en centre de formation d’apprentis comme par exemple les CFA


Les CMA départementales (CMA) agissent en cohérence grâce aux CRMA (Chambre régionale des métiers et de l’artisanat) ou par des chambres régionales de métiers et de l’artisanat (CRMA) qui les coordonne.

Le point sur : la différence entre CCI et CMA

Parfois confondus par les personnes qui ne sont pas du métier, la Chambre du commerce et de l’industrie et la Chambre des métiers de l’artisanat n’ont pourtant pas exactement le même rôle

Si Chambre du commerce et de l’artisanat sont toutes les deux au service des entreprises, la CMA est, elle, exclusivement dédiée aux artisans.

Quelle est la différence entre CMA et CMAR ?

La loi, dans le but de moderniser l’action publique, pousse les CMA à la mutualisation de certains de leurs services. Toutefois, un choix leur est laissé quant aux modalités d’une régionalisation plus poussée.

Certaines CMA on choisi, par exemple en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) de régionaliser complètement leur structure, devenant ainsi une CMAR, et regroupant ainsi les CMA des Hautes-Alpes, du Var, des Alpes de Haute-Provence, du Var, et des Bouches-du-Rhône.

Les missions et les moyens restent les mêmes, mais cette fusion sert à redistribuer les efforts de manière plus cohérente afin de gagner de nouveaux marchés, comme de grands chantiers à l’échelle régionale.

Quelles formations disponibles ? 

Le CFCMA (Centre de Formation des Chambres de métiers et de l’artisanat) est un service proposé par l’APCMA (Assemblée Permanente des Chambres de métiers et de l’artisanat).

Il a pour objectif d’offrir aux collaborateurs de CMA et CFA la possibilité de faire des formations à tout moment au cours de leur carrière.

Les formations qui y sont proposées sont adaptées aux spécificités du monde de l’artisanat et bien entendu aux métiers.

Par exemple, les Universités régionales des métiers et de l’artisanat (URMA) ont été spécialement développées pour répondre de façon personnalisée à la demande de formation des étudiants et adultes en reconversion souhaitant rejoindre la grande famille de l’artisanat.

Un label de qualité ?

Dans le cadre de sa mission de valorisation des métiers de l’artisanat, la CMA délivre un label, protégé et reconnu, associé à un logo reconnaissable afin que les artisans puissent le faire valoir aisément auprès de leurs clients et leurs fournisseurs. Ce label reconnaît et promeut les qualifications des métiers de l’artisanat.

Il s’agit du label « Qualité Artisan ».

Toute utilisation indue de ce logo peut être sanctionnée. C’est donc un label de confiance, protégé au niveau national.

Comment obtenir ce label ?

Il y a deux manières d’obtenir ce label.

  • Si vous êtes un artisan immatriculé pour son métier depuis plus de trois années, de manière automatique, le label vous est envoyé par votre CMA, par voie postale.
  • Si vous pouvez justifier d’un CAP, BEP, ou de tout autre diplôme de niveau V au moins, il vous est possible d’écrire une lettre de demande de label. Celui-ci vous sera alors envoyé.

Ce label est entièrement gratuit.

Le financement avec votre CMA

Votre CMA pourra vous orienter sur plusieurs sources de financement pour lancer ou développer votre activité. Le rôle des conseillers CMA est aussi de vous donner les pistes pour cette recherche, bien souvent laborieuse et consommatrice de temps et d’efforts.

Bien connaître ses besoins

La première chose à faire avant de demander de l’aide pour la réalisation de son projet est de bien connaître ses besoins et d’avoir une vision d’ensemble de ses défis financiers.


Il s’agit donc de faire une évaluation adéquate des charges et investissements nécessaires, et de les mettre en rapport avec votre compte d’exploitation prévisionnel.


Il est important de connaître ou d’évaluer au plus juste votre futur plan de financement, votre plan de trésorerie qui devra inclure tant vos futures dépenses que vos futures recettes, et votre prévisionnel.


Pour toutes ces questions qui peuvent être complexes à anticiper, particulièrement lorsque l’on ne dispose pas de l’expérience nécessaire, les conseillers de votre CMA sont à même de vous apporter une aide précieuse.

Faire appel à une société de cautionnement

Il est possible que les banques vous demandent une caution avant de vous prêter de l’argent.  Pour répondre à leur attente, il est possible de faire appel à une société de cautionnement.


Pour les entreprises réalisant moins de 10 millions € de chiffre d’affaires, et pour un crédit n’excédant pas 4 000 000, il existe une société de caution spécialisée dans l’artisanat : la SIAGI, une société filiale de CMA France.


Créée en 1966 par les Chambres de métiers, elle permet à l’entrepreneur, grâce à son réseau de partenaires, de faire un crédit en ayant moins d’apports, voir même, selon les dossiers, en n’apportant aucune garantie personnelle.


En contrepartie, elle recevra de la part de l’entreprise une participation financière consistant en un pourcentage du montant total du crédit, qui devra être réglé lors du déblocage du crédit par la banque.

Le financement participatif

Ce nouveau modèle d’acquisition de fonds peut vous permettre de vous lancer sans forcément faire appel a un organisme institutionnel.


Alternative au schéma traditionnel bancaire, la CMA peut aussi vous aider à mieux comprendre les enjeux et les avantages que vous pouvez éventuellement tirer de ce genre de plan de financement.

Solliciter des aides à la création d’entreprise

Au-delà des financements privés, il existe de nombreuses aides publiques possibles pour créer une entreprise, à tous les niveaux de l’état, mais aussi via les collectivités territoriales.


Le rôle de votre Chambre des métiers et de l’artisanat est également de vous assister dans votre démarche auprès de ces organismes. Elle peut vous conseiller dans l’élaboration de dossiers de demande d’aides.

​​Qu’est-ce que la Bourse nationale pour Entreprendre dans l’artisanat ?

La Bourse nationale pour Entreprendre dans l’artisanat (anciennement BNOA) est une plateforme en ligne créée dans le but de mettre en contact les artisans souhaitant vendre leur entreprise et les repreneurs, qu’ils soient débutants ou qu’ils souhaitent rebondir dans leur vie professionnelle.

Ainsi il est possible d’éviter qu’une entreprise performante et rentable ne disparaisse, et la demande et forte : dans les dix années à venir, plus de 300 000 structures artisanales ou entreprises d’artisanat devraient être transmises.

Chaque année, ce sont donc 30 000 reprises, sur 40 000 reprenables potentielles.

Du début à la fin de la démarche, les Chambres des métiers et de l’artisanat suivent et conseillent éventuellement le bon déroulé des opérations, tout en mobilisant si le besoin s’en fait sentir son réseau de partenaires, qu’ils soient banques, experts-comptables, avocats ou encore notaires. 

Ce genre d’opération est très intéressant pour le repreneur. En effet, les taux de réussite sont plus importants lors d’une reprise d’entreprise que lors d’une création. De plus, on peut constater que les revenus pour le ou les dirigeants sont en moyenne supérieurs.

Une plateforme internet est en place pour approcher ces services de la CMA, site accessible depuis l’adresse officielle.

Une structure efficace

Quelle que soit votre situation, il est possible de joindre la CMA, par exemple par mail. Artisanat bien implanté ou en reconversion, un professionnel sera toujours à même de répondre à vos questions.

Il est aussi possible de joindre votre CMA par téléphone. Artisanat d’aujourd’hui ou de demain, il est toujours bon de pouvoir compter sur un tel réseau !

Vous devez maintenant connaître tout ce qu’il y a à savoir sur les Chambres de métiers et de l’artisanat. Alors, n’hésitez pas à vous en rapprocher, et laisser des professionnels confirmés vous orienter dans leur réseau et vous aider à réussir dans votre projet !

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